août 31, 2013

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Un public « OR » du commun

Un public « OR » du commun

Cette claque que je viens de prendre. Pas présent au stade, mais habitant à quelques centaines de mètres de celui-ci je peux vous dire que chaque vendredi soir la ville résonne. Nous sommes le vendredi 30 aout 2013, le RC Lens accueille l’ESTAC. Un match qui semble compliqué sur le papier, mais on s’en sortira indemne après une première mi-temps où les assauts troyens ne trouveront pas le chemin des filets et une deuxième où le RC Lens a pris l’avantage sans plus jamais le lâcher.

Je ressors ce semblant de plume, non pas pour vous parler de ce match ou du début de saison du club. Non pas du tout, le spectacle n’est pas que sur le terrain. Cette ambiance depuis la tribune Marek est énorme. Aucun club de Ligue 1 ne peut prétendre rivaliser avec celle-ci. Nous sommes à un quart d’heure du cout d’envoi de ce match, les supporters se chauffent, le stade bouillonne, la ville résonne, certains frissons font même leur apparition.


Des « LENS » « LENS » « LENS » venus du kop histoire de chauffer la totalité du stade avant le match. Bien sûr à l’entrée des joueurs la fameuse « Lensoise » (marseillaise à la sauce lensoise) retentie comme à chaque début de match à domicile. Loin derrière You Will Never Walk Alone des supporters de Liverpool ou du Celtic Glasgow, mais loin devant n’importe quel chant français de supporters s’auto proclamant « meilleur public de France ».


Pendant toute la première mi-temps le kop lensois chantera sans cesse, il ira même jusqu’à chanter le « LENS » « LENS » « LENS » en duo avec chacune des autres tribunes, avant de finir par la totalité du stade. Ambiance de malade !

A la reprise de la seconde période, de chaque match, « Les Corons » de Pierre Bachelet se fait entendre, la sono se coupe au moment du refrain et là, il faut juste se taire et écouter. Drapeaux flottants, écharpes tendues, c’est tout un public qui chante.


Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il fasse -10, que l’équipe soit menée et que l’équipe mène, l’ambiance sera toujours la même. Il faut avouer que cette année on retrouve l’ambiance du grand Lens, avec un stade qui dépasse les 30 000 supporters à la quasi-totalité des rencontres à domicile.

La particularité de cette ambiance vient aussi du fait que nos supporters se trouvent dans la tribune latérale, là où n’importe quel club français voit ses ultras se positionner dans une tribune se trouvant derrière les buts. Quelle idée aussi des Red Tigers qui ont décidé de se regrouper depuis quelques années au milieu de la tribune pour se mélanger au kop mythique et ne faire qu’un, cela n’a plus qu’être bénéfique.

Cette ambiance est très présente durant le match, mais elle est aussi après le match où tous les joueurs se rassemblent devant la tribune Marek pour communier avec le public. Ce ne serait pas le seul club français où cela se déroule comme ça ? Que dire de la communion d’après match de ce Lens-Troyes, certainement la plus belle que je n’ai jamais vue depuis très longtemps. J’en frissonne encore !


Il ne faut pas oublier aussi que cette ambiance ne nait pas seule. Il faut aussi rendre hommage à Dominique Regia Corte, le speaker du stade Bolleart, qui chauffe comme il se doit le public lensois, avant les matchs, avec sa présentation des équipes. « NUMEROOOOOOOOOOOOOOOOO 16 ALPHONSEEEEEEEEEEE » et le public reprend en chœur « AREOLAAAAAAAAAAAAAA » et cela pour chaque joueur, ou à la mi-temps aussi où il encourage le public à donner encore plus de voix pour la période à venir et même dès qu’un joueur marque, il entraine le public à s’enflammer pour féliciter le buteur.

Hier une chose particulière s’est produite, c’est le « capo » (leader) des ultras lensois qui est venu sur la pelouse pour chauffer le public lensois avant le match. Scène originale et plutôt sympathique.


Pour finir, nous sommes un public apprécié par de nombreux supporters, on se sent proche des ultras stéphanois, surtout grâce au passé commun que les villes ont, mais aussi car nous sommes deux publics qui se ressemblent énormément, ferveur, ambiance, fidélité. On est aussi détestés par d’autres publics, les marseillais, pour cette rivalité « Meilleur public de France » je vous le dis tout de suite, ils sont à des années lumières des Lensois. Ou alors les Lyonnais, j’imagine pour notre proximité avec les verts, je vous avoue qu’on cherche toujours le public lyonnais, si quelqu’un l’a vu, qu’il nous le dise. Et puis bien sur les lillois, mais on les comprend fortement,  jouer dans un stade mort chaque week end, ça ne doit pas être drôle.

On ne pouvait pas se quitter sans ce moment particulier entre supporters lensois et boulonnais  qui venaient d’obtenir ensemble leur promotion en ligue 1

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